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Architecturale plaats
Genre d'emplacement: Architecturale plaats
Adresse: 5000, namur, route merveilleuse
Nombre de textes: 6
4 stars
Fabriqué par Wizpr.guide | Référence Wizpr.guide | © All rights reserved
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Le haut du *Champeau* - espace équivalent à la ville de Namur - ainsi que le *château des Comtes* furent réellement libérés par l’armée belge en *1893*.
p((. *Plan : le Champeau*
p((. Les parties devant être cédées par l’armée à la ville en 1891 ne furent accessibles au public qu’en 1893.  Les parties Terra Nova et Médiane demeurèrent propriété de la Défense jusqu’en 1977.
L’affectation qui allait leur être donnée restait à définir, mais la vision du bourgmestre
de l’époque, *Henri Lemaitre* , était claire : Il s’agissait de profiter de ce lieu pour transformer Namur en centre touristique.
Ce projet devait, très tôt, être soutenu par le roi *Léopold II* et par un ambitieux investisseur privé, *Michel Thonar* .  Les déboires financiers de la société créée par ce dernier, le manque de moyens de liaison pratiques vers le haut du Champeau, un attrait touristique restreint, basé quasi exclusivement sur la beauté du site étaient autant d’écueils à la réussite de *«Namur-Touriste »* .
Afin de remédier à cet état léthargique, un second souffle fut apporté à ce projet avec le concours de *Georges Hobé* , dès 1905.
Il lui fut demandé de concevoir un nouveau *Kursaal* , des tribunes et un amphithéâtre,
d’améliorer le *Grand Hôtel de la Citadelle* et de créer une infrastructure routière complétant les boulevards ceinturant la ville.
p((. *Photo : Le Grand Hôtel*
p((. Construit sur base des plans de E. Legraive, cet hôtel de prestige comportait une série de chambres qui furent aménagées avec des meubles fournis par Georges Hobé.
*« Un projet grandiose. Namur transformée »* fut le titre enthousiaste d’un article paru
dans un quotidien namurois traitant des plans remis par Hobé en *1906*.

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*L’ANCIEN KURSAAL*
Kursaal : Dans les villes d’eau, bâtiment abritant les curistes et leur offrant un vaste choix d’activités. Par extension, le mot a désigné l’établissement qui, dans une ville touristique faisait office de casino, de salle multifonctionnelle, voire de cinéma.
L’ancien Kursaal de Namur fut érigé en 1879, sur base des plans de l’architecte Jean-Joseph Naert.
Ce bâtiment de petite dimension, construit avec des pierres de
plans réemploi issues de l’ancienne fortification de la ville, servait de salle
communale.
Frédéric Léanne, architecte de la ville, y adjoignit en 1894 des annexes visant à recevoir sur une plus grande surface des expositions et des fêtes.
p((. *Photo : le Kursaal*
p((. Cette photographie illustre bien l’hétérogénité de la partie ancienne, due à J-J. Naert, et les annexes, postérieures, de F. Léanne.
——————————
*DE LA NECESSITE
DE REMPLACER L’ANCIEN*
La démolition de l’ancien *Kursaal* était justifiée par sa position excentrée par rapport aux bâtiments alentours mais aussi parce qu’il était projeté d’agrandir la voirie et de bâtir - à cet endroit - un pont rejoignant le *Grognon*.
Les annexes faisaient également l’objet de critiques tant du point de vue de l’esthétique que de la conception, jugée inadéquate à l’organisation d’expositions.
L’ambition de devenir une *station touristique* exigeait aussi la construction d’un bâtiment
approprié tant en prestige qu’en dimensions.
——————————
*LE NOUVEAU KURSAAL*
En contrepartie des investissements que l’ *Etat belge* consentit pour le renouveau urbanistique de Namur, la ville devait, entre autres, prendre en charge la construction d’un nouveau *Kursaal*, pour lequel *Georges Hobé* avait été désigné comme architecte.
Celui-ci dut, successivement, remettre deux projets :
*Premier projet* :
Le premier projet consistait en un vaste bâtiment muni d’une grande tour et d’une vaste terrasse rejoignant la *Meuse*. De nombreuses pièces destinées aux loisirs les plus variés devaient composer cet édifice jugé trop onéreux par les autorités communales.
p((. *Photo : le premier projet de Kursaal*
p((. Georges Hobé avait pourvu son bâtiment d’une haute tour sommé d’un phare destiné à signaler à tous la nouvelle attraction de la ville.
*Second projet* :
*Hobé* dessina un projet plus modeste qui convainquit, même si la construction à quelque distance du centre ne suscitait pas l’enthousiasme des commerçants.
Son inauguration eut lieu le *2 août 1914* alors que la guerre débutait.
p((. *Photo : le second projet du Kursaal*
p((. Plus modeste, ce projet devint réalité.  Seules certaines parties, don’ l’aile A, subsistent aujourd’hui encore.
*Sources d’inspiration*
Le *Kursaal d’Ostende* qui était la référence en la matière aurait été mesuré secrètement par des collaborateurs de *Hobé*. Il ne semble, néanmoins, pas avoir eut d’influence visible sur les plans.  L’influence qu’eut le pavillon allemand de l’ *Exposition universelle de Bruxelles en 1910* est, par contre, nettement plus perceptible.
p((. *Photo : le Kursaal d’Ostende*
p((. Cet édifice construit sur base des plans de F.Laureys et J-J.Naert avait été réaménagé par A. Chambon avec Qui Hobé avait collaboré antérieurement.
p((. *Photo : Le pavillon allemand de l’exposition Universelle de 1910*
p((. L’originalité des toitures, l’occupation des combles et les grands épis de faitage se retrouvent dans les Kursaal de G. Hobé.

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*CARACTERISTIQUES*
*Deux volumes dissymétriques* reliés par une promenade couverte.
*Effet d’unité* créé par la colonnade parcourant tout le ler niveau auquel participent aussi d’autres éléments symétriques (tourelles d’escaliers et pavillons d’angle semi-circulaires, profils des toitures).
*Grande variété des matériaux* et des couleurs reflétant la dimension festive du bâtiment, effet peu commun dans l’oeuvre de Hobé.
Soin apporté à la *lumière intérieure*, percements dissemblables indiquant la différence de fonction des deux édifices.
Construction destinée à *être observée de tous les points de vue*, d’où un grand souci des détails.
*Intégration*, en termes de proportions du bâti, par rapport au paysage.
p((. *Dessin de Georges Hobé*
p((. Les couleurs et les matériaux jouent un rôle important dans l’expression de la vocation d’animation de l’édifice.
——————————
*L’ECLECTISME EN ARCHITECTURE*
*Eclectisme (±1860-1920)* : Style architectural basé sur la combinaison d’éléments issus de toute l’histoire de l’architecture, au mépris de l’unité de style.
Il s’agit d’un mélange des formes, des époques et des régions.
Au sein de l’éclectisme, le pittoresque désigne la construction d’édifices d’esprit campagnard.
Réinterprétant de manière originale des modèles classiques, *Hobé* fait œuvre de nouveauté.  Seuls certains éléments sont purement tirés de l’histoire
de l’architecture, telles les baies serliennes.
p((. *Photo : détail de l’aile A*
p((. La baie serlienne doit son nom à son inventeur, l’architecte et sculpteur italien de la Renaissance, Sebastiano Serlio.  Hobé a puisé ici directement dans les modèles du passé.
p((. *Photo : détail de la cheminée de l’aile A*
p((. L’on pourrait reconnaître en cette ancre le chronogramme de Hobé : avec le H cerclé d’un O et entouré de deux B.
Il ne s’agit donc pas d’éclectisme mais la tendance pittoresque semble marquée notamment par le choix de certains ornements (colombages, crépis, pignons de bois…)
dénotant un *savoir-faire artisanal*.
Le *pittoresque* est accentué par la proximité du *Kursaal* par rapport à la ville.
———————————
*LE FUTUR DU KURSAAL*
Le *Kursaal*, s’il a fait l’objet de diverses modifications après sa construction, a surtout changé d’aspect suite à sa réédification après l’ *incendie* qui a ravagé l’aile gauche en *1980*.
p((. *Photo : l’aile B du Kursaal*
p((. Cette vue du Casino calciné nous montre aussi un certain nombre d’aménagements postérieurs à l’intervention de G. Hobé, à l’instar du bâtiment de liaison entre les ailes A et B.
L’architecte *Georges Housiaux*, qui a conservé les gabarits anciens de l’aile gauche, a pris le parti de recréer un bâtiment de liaison.
En *2009*, un nouveau projet d’aménagement du *Casino* a été confié au bureau d’architecture *Henri Garcia*.
Ce projet global consiste en une restauration de l’aile *« Hobé »*, un réaménagement de l’aile *« Housiaux »* et la création d’une extension contemporaine.
p((. *Photo : Projet pour le futur Hôtel du Casino*
p((. Le bureau d’architecture Henri Garcia a conçu les annexes qui donneront un aspect contemporain au casino.
Tout comme pour Hobé, le souci d’intégration à l’environnement a été une priorité, ce notamment par le choix de lignes rappelant les soubassements de la *route Merveilleuse* et celles des fortifications de la *Citadelle*.
Le souci d’une nette rupture avec les bâtiments antérieurs est évident.

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*L’AVANT STADE DES JEUX*
L’espace cédé par l’armée à la ville comportait des *bâtiments militaires*.
Certains furent préservés, d’autres furent transformés pour tout ou partie.
L’un de ces ouvrages défensifs, appelé *demi-lune*, fut arasé et terrassé afin de créer une vaste plaine.
p((. *Photo : la plaine des jeux*
p((. Les spectateurs sont massés sur les 8 gradins taillés en 1896 dans la colline, à l’emplacement du futur complexe Stade-Théâtre.
Cet espace accueillit un *vélodrome* qui fut rapidement abandonné pour laisser place
à d’autres évènements. Les *spectateurs* étaient installés sur des gradins taillés dans la masse de la colline.
——————————-
*ENVIRONNEMENT IMMEDIAT*
Le *Grand Hôtel de la Citadelle*, inauguré en *1899*, fut bientôt accompagné en ce lieu montueux, et encore faiblement végétalisé, par le *Palais forestier* construit à l’occasion de l’ *exposition agricole*, en *1901*.
p((. *Photo : la Palais Forestier*
p((. Ce qui est aujourd’hui la salle des mariages de la ville, était le bâtiment central du Concours régional Agricole de 1901, dessiné par H. Van Massenhove.
L’ *esplanade*, séparant ces deux constructions et sur laquelle des *divertissements*
avaient cours, méritait d’être complétée par une infrastructure offrant un minimum
de confort aux spectateurs.
——————————-
*LE COMPLEXE DU STADE DES JEUX-THEATRE DE PLEIN AIR*
L’une des particularités de cet ensemble unique est de combiner *deux types d’infrastructures* pouvant, en principe, fonctionner simultanément.
La construction de cet ouvrage avant celle du *Kursaal* souleva des critiques
de la part des libéraux.
Son inauguration eut lieu le *14 août 1910*.
———————————
*SOURCES D’INSPIRATION*
Le *stade*, de même que la disposition de gradins aménagés dans le flanc de la colline, correspond à la tradition architecturale de la *Grèce antique*.
Le *mur de scène*, empêchant la vue sur le paysage, est issu de l’art de bâtir romain.
p((. *Photo : Théâtre de Syracuse. Sicile.*
p((. Le théâtre de Syracuse, qui remonte au Ve siècle avant notre ère, est d’origine grecque mais il a été modifié à l’époque romaine, notamment par l’adjonction d’une scène en pierre dont subsistent encore les fondations.
Cette référence au *monde antique* se marque aussi dans certains décors (masques, allégories, inscription latine) et en termes de dimension.
*Raymond Balau*, le spécialiste de *Hobé*, indiquait lors d’une conférence que l’architecture de l’ *Egypte ancienne* avait, sans doute, aussi influencé la construction de ce complexe.
p((. *Photo : Chapelle blanche de Sesostris Ier.  Karnak.*
p((. L’on peut penser que les pans de murs inclinés de même que les ouvertures et que l’effet de la corniche à gorge de cette chapelle de l’Egypte ancienne ont pu influencer le dessin des pavillons bordant le scène du Théâtre.
La symmétrie du plan, l’agencement des volumes ainsi que la sobriété géométrique et chromatique des ornements ne sont pas non plus sans rappeler les réalisations des artistes de la *Sécession viennoise*.
p((. *Photo : Plais de la Sécession. Vienne*
p((. Le caratère géométrique des ornements tel qu’il apparaît déjà dans cette création de J-M. Olbrich deviendra le règle de l’Art Déco.
Ce groupe d’artistes, constitué à la fin *19e siècle*, avait pour ambition de dépasser les carcans de l’art académique jugé *« conservateur »* et de combattre l’ *historicisme*.

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*CARACTERISTIQUES*
Traitement différent de la face *stade et théâtre*.
Respect de la *symmétrie*.
Ornements originaux mais sobres.
Rappel du rond à différentes échelles.
Usage de matériaux innovants. *Briques de verre*.
Structure en *béton* et enduits en *simili pierre* (pour raison d’économie).
Circulation du *tram* par un *tunnel* aménagé sous les gradins.
*Le Stade* :
*Gradins et tribunes* couvertes par une terrasse accessible aux spectateurs.
p((. *Plan : plan terrier du complexe Stade-Théâtre*
p((. La circulation différenciée des catégories sociales a été mise en évidence par Alessandra Severi.  A celà s’ajoute la circulation du tram sous les gradins.
*Loge royale* en légère saillie par rapport aux tribunes, ponctuées de colonnes doubles.
p((. *Photo : Détail de la loge royale.*
p((. Cette partie, qui est la plus ornementée du bâtiment, se compose d’une série de formes récurrentes : le cercle, la plan incliné, la ligne droite.
*Le Théâtre de plein air* :
*Gradins gazonnés*.
*Scène centrale* cernée par deux escaliers où peut être disposé un orchestre.
*Pavillons d’entrée* rappelant le *Kursaal* (toits, matériaux, épis de faîtage).
p((. *Photo : Pavillon d’entré.*
p((. Le caractère pittoresque de ce bâtiment, s’il tranche par rappoort au style du complexe, rappelle certains détails du Kursaal qui sera construit par après.
Les qualités essentielles sont les *principes de circulation*, la *sobriété* sans austérité, l’ *adaptation au paysage* par des proportions en rapport aux éléments environnants.
———————————
*MODERNISME ET ART DECO*
*Modernisme* (1910 - ±1950)
Mouvement qui, en architecture, vise la *rationalité technique et sociale*.
Il se caractérise par la volonté de *rupture absolue avec le passé* en ne prenant en compte que des considérations scientifiques excluant par là même, l’ornement.
Les formes sont réduites au nécessaire et les volumes agencés
de façon utilitaire.
*Art Déco* (±1920-1939)
Mouvement artistique se caractérisant par la recherche de *formes robustes et épurées* mais n’excluant pas l’ornement, prolongeant par la même la tradition académique.
La simplification de l’ornement est souvent combinée à l’usage
de beaux matériaux.
Le complexe *Stade-Théâtre* de plein air est annonciateur de ces courants artistiques par l’originalité du concept, la qualité de la conception générale et la modernité des ornements simplifiés.
—————————————
*L’AVENIR DU STADE DE JEUX*
Très tôt critiqué, le complexe n’en a pas moins accueilli nombre d’évènements et spectateurs.
En attente de classement ce remarquable témoignage de la transition de l’ *Art Nouveau*
vers l’ *Art Déco* et le *Modernisme* mériterait aussi une restauration de qualité.
p((. *Photo : Aile gauche des gradins*
p((. La présence d’une antenne sur le toit, de même que des étançons destinés à soutenir l’architrave, sera bientôt - nous l’espérons - un mauvais souvenir.

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*LE QUARTIER DES VILLAS*
La partie de l’ *ancien domaine militaire*, cédé à la ville en *1891*,
comprenait un certain nombre d’habitations et de modestes exploitations agricoles.
Après l’aménagement de cafés et auberges, les secondes résidences et châteaux
virent le jour avant la *Première Guerre Mondiale*.
Ledit *quartier des villas*, situé aux abords du sommet du *Champeau*,
ne naît qu’après guerre.
p((. *Photo : Vue aérienne du Champeau.*
p((. Le haut du Champeau n’est, vers 1913, que très partiellement habité.  L’on y voit pourtant déjà des lieux de restauration, quelques résidences et le château d’eau destiné à alimenter le futur quartier des villas.
————————-
*HOBE, ARCHITECTE DE VILLAS*
*Georges Hobé* s’est fait architecte spécialisé dans la construction de *villas* et *cottages*, même si son Œuvre ne se limite pas à ce type de créations.
On considère qu’II est l’Introducteur du *style cottage* dans nos régions.
Ce style s’Inspire des résidences isolées de la *campagne anglaise* dont les caractéristiques et certains éléments stylistiques sont réinterprétés.
L’habitation individuelle, qui fut l’un des types de bâtiment dans lequel les architectes *Art Nouveau* se sont le plus investis, était surtout urbaine.
*Hobé* eut la particularité de travailler sur des projets en milieu rural ou semi-rural.
—————————-
FOCUS SUR BOIS VAUBAN
La même année que l’inauguration du *Stade des Jeux (1910)*  et à quelques centaines de mètres de là, la villa *‘Bois Vauban’* vit le jour.
Il s’agit d’une imposante *« maison de campagne »* commandée par Maurice Fallon située à la lisière des *Bois de la Marlagne*, à proximité immédiate du quartier des villas.
Ici aussi la patte de *Georges Hobé* se marque par l’usage de matériaux locaux, l’imbrication de différents volumes et des toitures animant l’ensemble du bâti, la diversité des ouvertures dont un *bow-window*, la mise à profit de tous les espaces disponibles.
*Bois Vauban*, comme d’autres édifices à *Namur* et dans le quartier des villas, a été endommagé par les *bombardements de 1944*.
Différents architectes se sont, après guerre, succédé pour réaménager cette demeure. La paternité de cette demeure a été permise par Mlle *Soo-Yang Geuzaine*, experte des résidences de campagne dues à *Hobé*, qui, lors de ses recherches, a retrouvé un plan signé par l’architecte.
Des pieds au sommet, *Hobé* a marqué le *Champeau*. Il est remarquable d’observer combien ce lieu a été servi par ses talents multiples. Du mobilier du *Grand Hôtel* à l’aménagement d’annexes, en passant par la création du *Kursaal*, du *Stade des Jeux*, de la *route Merveilleuse*, des *boulevards en bord de Meuse* et de *Bois Vauban*, *Hobé* fut essentiel à la transition de la *Citadelle* en lieu touristique puis en quartier résidentiel.
Une partie de cet *Œuvre* a malheureusement disparu, une autre s’est fortement détériorée au cours du temps. *Gageons que le classement et les démarches entreprises pour préserver ce patrimoine, unique à bien des niveaux, porteront leurs fruits.*
p((. *Photo : Bois Vauban.*
p((. Cette résidence construite en matériaux locaux, bien que d’aspect assez classique regroupe certains éléments qu’appréciait Hobé comme le bow-window, le porche, les colonnes renflées.

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