Comment les briquetiers sont arrivés à Bruxelles
par An Devroe © Bruxelles Cette Semaine
15:38 - 24/09/2005
Ne vous inquiétez pas si vous voyez ce dimanche une véritable migration populaire sur le canal. La migration de quarante familles de travailleurs de Steendorp sur l'Escaut sera répétée. En septembre 1865, elles sont arrivées par bateau à traction via la Rupel et les canaux bruxellois à Lot. Là, elles se sont massivement installées dans le Carré et ont travaillé à la filature Scheppers.
"Mon lointain berceau se trouve à Steendorp", dit Paul Blyweert. "Il y avait trois cents Waeslanders, dont mes arrière-grands-parents, qui ont laissé derrière eux leur passé de briquetiers."
Pour Paul Blyweert, tout a commencé en 1959 : "Un jour, mon père est arrivé en agitant Het Laatste Nieuws : 'Nous avons un centenaire dans la famille, Bake Blyweert de Steendorp !' Mais comme cela arrive, je ne me suis intéressé à mon passé familial que plus tard, et j'ai repris le fil après quarante ans."
Amelberga (Bake) Blyweert avait apparemment vécu avec sa famille dans le Carré de Lot, mais après le décès de son père de la choléra, elle était retournée à Steendorp. Certaines familles avaient déjà décidé de partir après quelques jours, et ont déménagé à Willebroek ou à Bruxelles, où elles se sont francisées. "Mais comment savaient-elles qu'il y aurait du travail pour elles à Lot ? Ces pauvres ouvriers briquetiers n'ont sûrement pas lu d'affiches ou d'annonces, ils ne savaient même pas lire. Nous pensons que cela s'est fait par le biais de recruteurs," dit Blyweert. "Pourquoi ont-ils été recrutés là-bas en particulier est probablement lié à l'histoire militaire. En 1848, il a été décidé de construire un nouveau rempart et une ceinture de forts autour d'Anvers. À Bazel, qui faisait alors partie de Steendorp, des ouvriers de toute la région ont été recrutés pour ce gigantesque chantier. La commune des briques n'a pas été nommée Steendorp pour rien. Lors de la livraison des forts en 1865, tout ce personnel était soudainement au chômage."
Attirés par la promesse d'un travail garanti : était-ce donc un bon travail à l'usine ? "Là-dessus, Joke Vandenbussche et moi sommes en désaccord," dit Paul Blyweert. "C'était en tout cas une amélioration par rapport aux briqueteries. Ma mère était tisseuse, je ne l'ai pas entendue se plaindre."
L'historienne Joke Vandenbussche a lu dans de nombreux archives et rapports une autre histoire. Par exemple, De Textielarbeider écrit en 1900 sur "la population encore méprisée et esclave, qui, bien qu'elle soit à seulement quelques kilomètres de la capitale, où la splendeur et la richesse sont exposées, peine à gagner de quoi ne pas mourir de faim en travaillant 66 heures par semaine à l'usine." De plus, les maisons ouvrières mesurant 4 par 4,5 ou 6,3 mètres étaient souvent inondées. Cela se produisait lorsque la Senne transformait pour la énième fois une zone de Forest à Lot en un lac.
La voie bruxelloise
Aidée par de la geuze, la seule bière que Paul Blyweert réussit à consommer, l'idée est née : "Nous devons refaire cette migration populaire."
"Cent quarante ans, ce n'est pas un chiffre d'anniversaire, hein. Mais maintenant, il ne reste qu'une dizaine de descendants dans le Carré, dans dix ans, ce sera fini." Les sociétés historiques et les maires de Beersel (Lot) et Bazel, le service culturel et le conseil culturel de Beersel se sont joints à l'initiative. Marc Desmedt de la société historique de Beersel : "Le 25 septembre tombe pendant le week-end traditionnel de la foire. Eh bien, à Lot, il y aura bien foire. De nombreux descendants et le groupe de chant populaire Arjaun embarqueront depuis le quai de Steendorp, tout comme il y a cent quarante ans."
À l'arrivée à 15 heures, un cortège historique se mettra en marche vers le Carré. Près de trois cents figurants avec des chars et des ménages feront revivre l'histoire. Le livre photo de l'entreprise de 1881 et une maquette de l'usine seront visibles durant le week-end dans l'église Saint-Joseph. Car, en dehors du grand métier à tisser, qui domine encore le centre du village même sans la superstructure inappropriée (lofts), et de l'entrée de l'usine, il ne reste pas grand-chose de l'usine qui a fermé ses portes dans les années 30. Le passé industriel est tout de même chéri, comme en témoigne aussi la randonnée éducative pour les enfants. "Si nous voulons préserver notre patrimoine pour l'avenir, nous devons y impliquer les enfants," dit la coordinatrice de la politique culturelle, Joke Vandenbussche.
"À la recherche de nouveaux défis," décrit Vandenbussche le moteur du fondateur François Scheppers pour échanger sa maison de commerce bruxelloise contre une usine de textile en 1845. Cela a été une usine modèle, grâce au canal Bruxelles-Charleroi, à la ligne de chemin de fer Bruxelles-Tubize, et à la Senne, où les tissus étaient rincés.
Scheppers a été récompensé pour sa contribution au développement industriel de la Belgique par une adhésion à la Chambre de commerce de Bruxelles et son admission dans l'Ordre de Léopold I. Il a donc pu en 1853 se permettre la construction d'un hôtel particulier néoclassique dans le quartier Léopold, où, selon Vandenbussche, résidaient tous les premiers politiciens du pays. Lorsque l'usine de Scheppers devient la S.A. de Loth en 1859, beaucoup de grands noms bruxellois avec une propriété dans le quartier Léopold se trouvent au sein du conseil d'administration et du collège des commissaires. Cela a dû être un acclimatement après avoir passé la journée de travail dans le hameau ouvrier de Lot pour rentrer chez soi dans la rue de l'Industrie à Bruxelles. À l'endroit où se trouve maintenant un immeuble de bureaux de Petrofina, François Scheppers a franchi "un grand vestibule d'entrée précédé d'un perron et donnant accès aux différentes pièces ainsi qu'à un escalier d'honneur, de quatre salons et d'une grande salle à manger en suite, bureau, vestiaire, escaliers de service."
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Adresse: Temse,Steendorp, Oost-Vlaanderen, Belgique
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